Charte d’utilisation de l’IA

Cette charte vise à encadrer l’utilisation des IAg de manière éthique, responsable et durable pour les étudiants du CIENS mais aussi ses enseignants et ses chercheurs. Elle explique son fonctionnement, avertit sur ses effets néfastes pour l’environnement, définit les conditions d’usage autorisé, interdit et dispense des recommandations en matière de transparence.  

Comment fonctionne une IAg ?

Les outils de génération de texte, reposant sur des modèles de langage (LLM), sont entraînés à prédire le mot le plus probable pour former une séquence cohérente et pertinente. Des algorithmes sont utilisés pour apprendre, notamment à partir de données existant sur le web, à générer de nouveaux contenus (textes, images, musiques,codes, etc.).

Une IAG n’est pas fiable à 100% et présente certains dysfonctionnements, dont :

  • des hallucinations : en raison de leur fonctionnement interne (reposant sur des statistiques), les outils d’IAg produisent des contenus plausibles, mais qui peuvent être partiellement ou entièrement erronés. Le terme «hallucination » est employé pour désigner des contenus générés qui sont faux, ce qui impose une vérification systématique des contenus de la part de l’usager.
  • des biais : les contenus générés par l’IAg peuvent reproduire les biais de représentation présents dans les données ayant servi à former ces outils. L’usager doit être conscient des risques de reproduction et d’amplification de biais préexistants et faire preuve de précaution.

Impact environnemental 

L’impact se situe à 4 niveaux :

1) Les centres de données abritent des matériaux électroniques et donc des matières premières issus de terres rares, souvent extraites de manière destructrice pour l’environnement.

2) Les centres de données produisent de grandes quantités de déchets électroniques (contenant des substances dangereuses, comme le mercure et le plomb).

3) La construction de ces centres de données et le refroidissement des composants électriques nécessite d’immenses quantités d’eau. Pour rappel, un quart de l’humanité n’a pas accès à l’eau potable.

4) La technologie de l’IA nécessite beaucoup d’énergie issue des combustibles fossiles produisant des gaz à effet de serre responsables du réchauffement de la planète.

Usages autorisés

Ces outils peuvent constituer une aide ponctuelle dans certaines étapes du travail telles que la traduction,  l’exploration documentaire, l’analyse exploratoire de documents ou encore l’organisation du travail. Cependant, ils ne se substituent en aucun cas à l’effort intellectuel et à la réflexion personnelle qui doivent être fournis.

Usages interdits

  • Production de fausses références
  • Élaborer une problématique et un raisonnement scientifique
  • Rédiger le contenu textuel
  • Fournir à l’IAg des informations sensibles, protégées et confidentielles.

De manière générale, demandez-vous toujours si l’IAg va apporter quelque chose à votre travail ou si c’est un chemin de facilité pour vous dispenser de réfléchir et donc de vous former intellectuellement (ce qui est la raison de votre inscription à nos cours).

Exigence de transparence 

Tout recours à un outil d’intelligence artificielle doit être mentionné par une note ou dans le corps du texte ; l’outil utilisé ainsi que la nature de l’usage qui en a été fait doivent être précisés. L’usager est responsable de la vérification systématique de l’exactitude des informations générées par l’IA. Aucune information fournie par une IAG ne peut être considérée comme une source scientifique.

L’usage non déclaré de l’IAG est susceptible d’être considéré comme une fraude académique. Des sanctions disciplinaires peuvent être appliquées.

Sources utilisées :